La pratique du psychologue sur des services de médecine s'élabore à partir de la rencontre avec des personnes souffrant d'affections somatiques. Ce lieu spécifique (l'hôpital), ce point d'appel qu'est le corps amènent le clinicien à repenser sa pratique (dispositif proposé) et le cadre théorique qu'il fait fonctionner...
Au nom de la prévention, une tendance veut prédire afin d'éviter la réalisation du risque. Ce qui revient éventuellement à ce que des tiers deviennent des impétrants dans une vie qui n'est pas leur. Le bien générique est volontiers anonyme. Cela va-t-il dans le sens de la constitution d'un soi, propre à chacun, que l'on est en droit de penser son identité?
Dans un mouvement commun de spécialisation du soin, la "prise en charge de la douleur" et la mise en place d'unités mobiles de soins palliatifs à l'hôpital, en répondant à ce qui pourrait fort ressembler à une injonction au bien-être et au bien-mourir, ne sont pas sans poser quelques questions...
Le 17 octobre 2003 se tenait à Cannes une journée des psychologues sur le thème de l'addiction. Ce vocable apporte-t-il quelque chose à la compréhension de la réalité? Mais aussi, ne comporte-t-il pas des effets de rationalisation? Tel est l'argument de cet article qui ne fut pas lu à la tribune, mais évoqué librement en essayant alors d'associer le propos à d'autres qui avaient été tenus. Reste ce texte qui avait été écrit et qui, en principe, avait été commnuniqué.